Inauguration le 6 octobre du projet hauts les murs à Rochefort-Montagne

IMG_20231006_142251.jpg

Le vendredi 6 octobre 2023, le collectif de La Pierre qui sonne a accueilli Martine Bony, conseillère départementale du canton d’Orcine pour présenter le mur rénové, en présence de l’adjoint de la mairie. 

Le chantier a été fait en deux temps

– un premier temps avec des habitants à l’occasion de journées du patrimoine les 16 et 17 septembre

– un deuxième temps sur toute la semaine du 2 au 6 octobre, avec les élèves de terminale bac pro Aménagement du lycée agricole de Rochefort-Montagne, accompagnés de leur enseignant Maodez Boquenet. 


Les deux chantiers ont été encadrés par Christian Omelhier, murailler, qui a transmis à ces jeunes sa passion du métier, et a donné des éléments clés pour savoir construire un mur en pierres sèches. 


9d3fc37ec5aa427216a73dfb9fb4063149215a48.jpeg 08db86cd16cba169a82d952ded10bbb0ee8f00ff.jpeg


Dans les prises de parole, 

– Florence Pertile de l’association la Pierre qui sonne a insisté sur la dimension de transmission et d’essaimage de l’arbre de la transition : et c’est pourquoi le collectif a eu à coeur d’associer des jeunes au chantier de restauration pour que l’art de la construction en pierre sèche puisse se transmettre

– Les élèves du lycée agricole ont pris la parole pour dire qu’ils avaient beaucoup appris et qu’ils et elles étaient fiers du travail accompli. 

- Christian Omelhier le muraillé, a salué l’engagement des élèves : ils et elles ont mis du coeur à l’ouvrage. C’est ce qui fait (avec la météo clémante) qu’ils ont réalisé plus de linéaire de mur que ce qui était prévu au départ. 

– Martine Bony a dit que c’était une chance pour la commune et le territoire d’avoir un lycée agricole à proximité et que les planètes se sont alignées pour valoriser le patrimoine avec le soutien financier du Département


Puis les participants ont été invités à découvrir l’ouvrage restauré. Le travail a consisté tout d’abord à défricher le chemin et les murs qui étaient envahis de ronces et à désoucher certains arbres qui avaient poussé sur le mur. Un dur labeur !


Puis les pierres qui étaient sur place ont été récupérées et d’autres amenées en circuit très court puisque les pierres d’une ancienne boulangerie de Rochefort-Montagne avaient été récupérées et stockées en prévision de cette restauration. Le murailler a d’ailleurs indiqué que les murs à l’époque étaient faits à partir de pierre récupérées issues de labours ou de démolitions. Ce sont des pierres qui ont donc déjà servi et on les prend telles qu’elles sont, avec leurs fragilités aussi. Aucune pierre n’est retaillée. Les pierres qui sont trop fragiles passent derrière pour le callage : ça donne la structure au mûr. Pour le parement, c’est-à-dire la partie visible du mur, on prend les plus belles pierres et les plus solides. 


Pour construire le mur, Christian se penche et s’incline : et c’est vrai que le mur en pierre s’incline vers le talus. Le mur est construit de telle sorte que les pierres sont prêtes à glisser vers l’intérieur. Le mur appuie sur le talus et on peut dire que le terrain tient le mur. Pas en force mais avec ce principe de l’inclinaison vers l’intérieur.

 

4289e8f172c04e77e73b4286824c4dffe08097a3.jpeg


Construire un mur c’est tout un art et l’ouvrage est réussi ! Un grand bravo


24197d56da3e6d3bdba6188e54eba32539bd2b3a.jpeg


Et pour se rendre compte du travail accompli, voici une image du chemin et du mur de pierre avant restauration


2598e7554eea23c802031d851bdeb8cba74faa03.jpeg