Un bâti prêt à accueillir la construction du four à pain

Le four à pain que nous construirons en briques a besoin d’un bâti en pierres et, en particulier, d’un socle sur lequel reposer. Celui-ci, grâce à la mobilisation d’habitant·es et l’aide de notre animateur de chantier, est en cours de finition. En voici les différentes étapes.


Avril et mai pour préparer le terrain

En avril, nous l’écrivions dans ce billet, une grosse quantité de pierres a été triée en fonction de leur taille. Mi-mai, les fondations ont été faites à la pelleteuse grâce au concours de Léo. Il nous a ensuite fallu prévoir deux jours de travail pour tailler les pierres de façon rectangulaire afin que les angles du socle du four soient robustes. Pour cela, Franck Lassalle, tailleur de pierres et animateur des chantiers participatifs, nous a proposé deux jours d’ateliers de travail.

Croquis du four et de son abri


Juin pour entamer la construction

Malgré les périodes de fortes chaleurs qui nous ont imposé d’écourter nos journées, les fins de semaine du mois de juin ont été dédiées à la construction du bâti qui accueillera le four en tant que tel. Les quatre façades du socle sont terminées, dans un style traditionnel. Nous avons pu récupérer un linteau, éprouvant à installer (!), qui accueillera la porte du four. En dessous, un espace a été construit pour amasser les cendres (le cendrier du four). Nous avons comblé l’intérieur de l’abri d’une alternance lit de pierres – lit de chaux (nommée hérisson dans le jargon), qui supportera une chappe puis la sole en briques du four. C’est l’objet du prochain chantier ! Nous avons aussi à récupérer de nouvelles pierres et des briques chez des habitant·es.

A gauche, hérisson en cours, à droite façade du four


Un four à pain qui se construit dans la convivialité

Des réunions publiques ont lieu pour informer les habitant·es du chantier et donner la possibilité à des nouvelles personnes de participer. C’est aussi l’occasion pour les plus habitué·es de s’organiser. Cette auto-organisation se fait aussi à l’occasion de temps informels, comme le café du mercredi. Cela permet une pluralité de types de participation : les chantiers participatifs bien sûr mais aussi prêt de matériel, mise à disposition d’une grange par un couple voisin, ravitaillement pour la pause café, l’apéro ou encore l’auberge espagnole, mise à disposition de la salle communale pour l’électricité et pour faire nos pauses… Bref ce four à pain se construit dans la convivialité !