Chantier de la Pâque – Jour 0
Un peu de contexte : gloire au hors-champs
Pour rappel, dans le cadre du projet lauréat pour le Budget Écologique et Citoyen financé par le Conseil Départemental du Puy-de-Dôme, l’association a prévu de sauvegarder une partie prairiale sur la parcelle. Et quoi de mieux que de planter une clôture pour arrêter les arbres ?
Et quoi de mieux qu’une poignée de chèvres pour empêcher la ronce de
coloniser un espace où les graines des arbres seront à l’aise pour
germer et repousser à la fin leur protectrice vers la haie en bordure de
route ?
Pour l’opération de ce week-end qui consistait entre autres choses à établir la clôture du parc à chèvres, il fallait que tout soit prêt en amont. Le plantage des piquets n’est que le point final d’une multitude d’opérations préalables.
Et rien ne s’est passé comme prévu mais tout a eu lieu pour le mieux de l’association puisqu’elle a profité de la bienveillance bénévole de paysans locaux et de la continuité de l’action publique communale. Et le meilleur moyen de remercier tout le monde est encore d’entrer dans les détails.
C’est lors de la galette annuelle fin janvier (une cérémonie de début d’année organisée par la commune) que dans une discussion avec le maire Serge Joubert et notre Paulo national qui est notre principal intervenant professionnel prévu cette année, que nous sommes mis sur la piste de Thomas et David Obeniche pour débroussailler le terrain. Ce qu’ils ont accepté de faire début mars et on les en remercie à nouveau. Le détail de leur intervention est consultable sur cette page. Il faut bien mesurer le geste. Alors que c’est Paulo qui devait louer des machines et faire ces opérations, il a jugé plus simple et moins onéreux pour nous de nous orienter vers son voisin paysan. On rend ici hommage à son altruisme désintéressé. C’était également Paulo qui devait à la suite louer un enfonce-pieu et nous aider à planter les piquets. Mais ne voila-t-il pas que c’est Serge Joubert lui-même, à titre personnel, en tant que paysan retraité, qui nous propose de s’occuper de cette opération puisque son gendre dispose l’appareil nécessaire. Incontestablement, l’association avait tiré la fève lors de cette galette !
Mais ce n’est pas tout !
Il fallait acheter au préalable les piquets et la clôture. Mais où stocker une palette et demi de piquets d’acacia et comment faire pour les amener le jour J sur le terrain ? Cette fois encore, mais alors en tant que maire, Serge Joubert accepte de recevoir la livraison et stocker les piquets dans le hangar communal. Le transport sur le terrain serait alors réalisé par l’employé communal. Comme on est au mois de mars, et bien que février fût particulièrement clément, une neige est passée par là ainsi que des élections municipales. Nous voilà donc en ce vendredi 3 avril et le maire nouvellement élu, Cédric Cambray, assure la coordination avec l’employé communal afin qu’on soit livré le matin même à 8h15 (on craignait de laisser un tas de piquets d’acacia dehors, même une seule nuit) et nos bénévoles sont sur le pont, à la fraîche, y compris Serge simple citoyen (puisqu’il ne se représentait pas) avec son enfonce-pieu mais aussi son fils Cyril pour aider à la manœuvre et nos membres adhérents : Isabelle, Sandrine, Robert, bientôt rejoints par Huguette et Jean-Paul qui avaient fait le voyage jusqu’à Craponne sur Arzon (43) pour nous acheter le matériel de clôture à des prix défiant toute concurrence.
Un grand merci à tout le monde et la classe à chacun chacune ! Contrairement aux bénévoles du week-end, personne n’a été rémunéré en chouquettes !
Au boulot !
En effet, pendant que Cyril et Serge manœuvraient le tracteur et l’enfonce-pieu, il fallait disposer les piquets sur tout le tracé prévu à 2,5m d’intervalle pour chacun. Pour être honnête, le tracé n’était pas entièrement prévu. Charge donc à l’équipe sur place de finir de délimiter le parc, surtout sur sa seconde partie, à gauche du rucher pédagogique.



Par ailleurs, il fallait, ici ou là, de découper des branches afin de facilité le passage des machines.


Dans l’après-midi, il ne restait que Serge et Cyril pour finir le travail. Le soleil s’installait pour toute la semaine suivante. Les abeilles sortaient de leur hibernation et leur bourdonnement s’entendait aux abords des rûches.